Les États-Unis sous Trump 2 : atrocités et résistance

Trump et le trumpisme sont un exemple flagrant de gouvernance d’extrême droite. Il est difficile de dire quels aspects sont les plus effrayants : la violence de l’ICE et de la police des frontières et l’extension de leur champ d’action (emprisonnement dans des camps, meurtres de Renée Good et d’Alex Pretti…), les atrocités internationales qui s’accumulent (Venezuela, Iran, …) ou les révélations sur la dépravation personnelle de la classe dirigeante. Tous ces actes ont choqué les habitant·es des États-Unis et d’ailleurs, et l’espace de résistance et de révolte s’est élargi en conséquence.

Comme cet article est écrit de l’extérieur et dans un espace limité, il est impossible de dresser un tableau complet de la situation aux États-Unis. Mais il est sans doute utile d’essayer d’en tirer certaines leçons.

Partout dans le monde, des pays suivent une trajectoire similaire avec la montée de l’extrême droite. Les gouvernements et les partis autoritaires s’inspirent les uns des autres, et les mouvements de résistance ont tout intérêt à en faire autant. Cet article est notre façon de contribuer à cet effort.

Violence décomplexée

La réélection de Trump a été rendue possible par une crise du coût de la vie, un profond mécontentement à l’égard du Parti démocrate et une réaction raciste contre tous les progrès sociaux. Des années d’austérité et de recherche de boucs émissaires ont préparé le terrain pour son succès. Le gouvernement qu’elle a engendré incarne une réaction violente : une coalition de fascistes, de suprémacistes blancs et de misogynes, parmi lesquels se trouvent aussi d’authentiques violeurs. Ce gouvernement exalte la violence décérébrée et la cruauté, et tourne en ridicule tout ce qui s’apparente de près ou de loin à la féminité dans sa communication extérieure. Il protège les intérêts de la classe dirigeante américaine par le pillage et la dégradation systématiques et à courte vue des États-Unis et du reste du monde.

Face à un système en crise, le déclin de la puissance impérialiste et capitaliste américaine n’est pas un processus pacifique. Incapable de projeter sa puissance comme elle en était autrefois capable, l’impérialisme américain intensifie brutalement son influence dans son propre hémisphère et se déchaîne comme un animal blessé.

Au-delà de ses frontières, les États-Unis ont ouvertement abandonné leurs prétentions humanitaires (suppression de USAID) et le soft power associé, pour les remplacer par une intimidation ouverte, y compris envers leurs allié·es de l’OTAN. Après avoir laissé tomber la carotte, Trump utilise les droits de douane comme un bâton et mène une politique de violence impérialiste de grande envergure.

Donald Trump a maintenu le soutien de son pays au génocide israélien en Palestine, initié sous Joe Biden, et a imposé à Gaza un plan de paix ouvertement colonialiste et absurde. Il a intensifié le régime de sanctions meurtrières imposé aux rivaux des États-Unis, notamment l’Iran, Cuba et le Venezuela. Cette violence banalisée de l’empire américain s’est accompagnée d’actes de piraterie assumée : des campagnes de meurtres élargies et l’enlèvement d’un·e chef·fe d’État, célébré par les médias des États-Unis et de leurs allié·es.

Faisant écho au Parti réformiste britannique (ainsi qu’à toute l’extrême droite européenne), Marco Rubio a célébré l’histoire coloniale de l’Europe, répétant le mensonge selon lequel le pillage colonial aurait été une mission civilisatrice digne de fierté, sous les applaudissements des dirigeant·es européen·nes à Munich.

La violence coloniale se retourne contre elle-même

L’administration Trump regorge de suprémacistes blancs et de prédateur·rices sexuels, le président en tête. Ces dernier·es prétendent protéger les femmes et les enfants (blancs) tout en niant et en justifiant leurs propres abus, rejetant systématiquement la faute sur les migrant·es et les personnes LGBTQ.

Les racistes américains ont longtemps blâmé les minorités raciales pour l’épidémie de violence armée, et la droite à pris l’habitude d’accuser sans preuves les personnes transgenres quand une fusillade de masse survient. Or les faits démontrent que ces attaques sont, dans l’écrasante majorité des cas, perpétrées par des hommes cisgenres avec un passé de violence envers les femmes.

La rhétorique et la politique transphobes ont été utilisées comme fer de lance des attaques visant l’ensemble de la communauté LGBTQ. L’ACLU (American Civil Liberties Union) a recensé 616 projets de loi anti-LGBTQ à travers les États-Unis en 2025, en plus des nombreux décrets présidentiels attaquant la DEI (diversité, équité et inclusion) et l’identité de genre.

Le gouvernement Trump s’est efforcé d’effacer toutes les traces reconnaissant l’histoire raciste des États-Unis de l’espace public, ainsi que les hommages à des figures historiques noires dans les bâtiments et parcs fédéraux. Les mesures visant à décourager la discrimination à l’embauche ont été caricaturées comme des tentatives de saper la méritocratie américaine. Les campagnes d’incitation à la haine contre les Haïtien·nes ont été suivies de campagnes racistes contre les Vénézuélien·nes, les Somalien·nes et les Arménien·nes.

Dans le cadre d’une attaque plus large contre la santé reproductive des femmes, le nombre de personnes arrêtées et poursuivies pour fausses couches n’a cessé d’augmenter. Les données recueillies par Pregnancy Justice suggèrent que le nombre de personnes enceintes accusées de crimes liés à la grossesse chaque année a plus que doublé depuis l’annulation de la jurisprudence Roe v. Wade par la Cour suprême en 2022.

La dépravation personnelle et la violence des membres de l’administration Trump étaient connues, même avant les révélations des dossiers Epstein. Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth affiche une misogynie constante dans sa vie publique et privée. Elon Musk et Donald Trump ont tous deux été accusés de harcèlement et d’agression sexuels.

Les montagnes de documents issus de l’affaire Epstein ont contribué à révéler les liens étroits que de nombreux membres de la classe dirigeante occidentale entretenaient avec Epstein lui-même, notamment Trump, son secrétaire au Commerce Howard Lutnik, son ancien stratège Steve Bannon, l’ancien directeur de DOGE Elon Musk, et beaucoup d’autres.

Les abus d’Epstein et de ses complices étaient un secret de polichinelle. Le FBI avait été alerté de ses crimes dès 1996 par Maria Farmer, l’une des victimes. Il a fallu attendre dix ans avant la première arrestation d’Epstein, qui se soldera par une simple tape sur les doigts de la part du futur secrétaire au Travail de Trump, Alex Acosta, en 2008. Lorsque Ava Cordero, une femme transgenre latino-américaine, a poursuivi Epstein en justice en 2007 pour les abus qu’elle avait subis, les médias ont réagi par des moqueries transphobes plutôt que par un examen approfondi de l’accord de non-poursuite conclu avec Epstein.

La publication récente de ces documents a secoué le mouvement MAGA. Les réactions de ses porte-parole ont été variées, proposant toute une série d’excuses parmi lesquelles les éléments les plus hard core sont invité·es à choisir. Certain·es se concentrent exclusivement sur les liens d’Epstein avec l’élite universitaire et le Parti démocrate — ce qui est effectivement accablant, mais ne reflète pas toute la réalité.

D’autres ont choisi de minimiser la portée des crimes d’Epstein, comme l’ancienne présentatrice de Fox News Megyn Kelly, qui a suggéré qu’il était erroné de qualifier Epstein de pédophile puisque ses victimes étaient des adolescentes, et les présentateurs actuels de Fox News Waters et Gutfield, qui ont plaisanté en disant que cet homme était un « rabbin du sexe ». Dans les franges les plus extrêmes, des influenceur·euses fascistes comme Nick Fuentes ont même choisi de valoriser les abus d’Epstein dans le cadre de leur guerre contre les femmes.

Par ailleurs, il est utile de mentionner que si l’objectif déclaré de la politique de Trump est la sécurité et la prospérité des familles américaines (blanches), le résultat est très loin de ces ambitions. Alors que le coût de la vie était un facteur important dans la réélection de Trump, aucune vraie mesure n’a été prise pour y remédier. Les affirmations selon lesquelles les migrants, les personnes transgenres et les femmes seraient en quelque sorte responsables de tous les maux de la nation sont des mensonges évidents. Au contraire, l’impact combiné des droits de douane et des coupes budgétaires aggrave la situation. On estime que les consommateurs et les entreprises américains supporteront 90 % du poids des droits de douane. Le Big Beautiful Bill de Trump a préservé ses réductions d’impôts au détriment des coupes dans le financement des soins de santé et des aides alimentaires. Le coût moyen de l’assurance maladie devrait plus que doubler le taux d’inflation en 2026.

Plutôt que de s’attaquer à ces problèmes, le gouvernement a choisi de mener une campagne de violence à l’intérieur du pays. L’expression la plus dramatique en est sans aucun doute le recours accru à l’ICE.

L’augmentation du financement de l’ICE a donné à l’agence un budget supérieur à toutes les autres agences fédérales chargées de l’application de la loi combinées. Ces fonds ont été utilisés pour construire des camps de concentration comme « Alligator Alcatraz » et pour recruter des suprémacistes blancs déclaré·es et n’importe qui désirant punir les « clandestin·es » présumé·es. L’agence affirme avoir plus que doublé le nombre de ses agent·es en l’espace d’un an, passant de 10 000 à 22 000.

Cette croissance est inquiétante en soi, mais la volonté de rassembler suffisamment d’immigré·es a également conduit au transfert de plus de vingt mille agent·es d’autres agences fédérales pour amplifier la persécution.

Chargé·es de superviser les expulsions massives, des voyous masqué·es ont été lâché·es pour arrêter les migrant·es présumé·es. Des personnes ont été arrêtées par des agent·es qui attendaient à l’extérieur de lieux de travail, d’écoles, de tribunaux, de crèches, etc. L’ICE a arrêté des personnes apparemment au hasard afin d’atteindre ses quotas d’arrestations, mais a également mené des recherches très sophistiquées avec la collaboration immédiate des entreprises technologiques.

À la fin de l’année 2025, plus de 65 000 personnes avaient été arrêtées par l’ICE et enfermées dans des centres de détention, souvent très éloignés du lieu où elles avaient été capturées. Une grande majorité d’entre elles n’avaient été condamnées pour aucun crime.

L’expulsion des détenu·es vers la prison salvadorienne CECOT, parfois au mépris des décisions de justice, est une atrocité de plus : en échange d’une modique somme, le président salvadorien Bukele se fait un plaisir d’héberger des criminel·les présumé·es sans procès dans une prison où les détenu·es sont privé·es de représentation juridique et régulièrement soumis·es à la torture. Le traitement des prisonnier·es aux États-Unis n’est guère meilleur. Les conditions dans les camps de détention, souvent privés et à but lucratif, rappellent les camps d’internement japonais construits par les États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. L’année dernière, au moins 32 personnes sont mortes dans ces camps de concentration.

Dans le même temps, l’ICE a également été utilisée à des fins politiques plus ciblées. À la demande de sionistes d’extrême droite comme Betar, elle a été déployée pour persécuter certain·es militant·es pro-palestinien·nes. L’ancien conseiller de Trump, Steve Bannon, a en outre préconisé l’utilisation de l’ICE pour intimider les électeur·rices dans les bureaux de vote à travers le pays en prévision des élections de mi-mandat prévues en cette fin d’année.

Il est intéressant de souligner que Trump s’appuie sur une infrastructure répressive préexistante qu’il n’a pas créée, mais seulement élargie. Les trois quarts des agent·es kidnappeur·euses masqué·es de l’État ont été formé·es et armé·es par les gouvernements précédents des deux grands partis. Des structures similaires existent en Europe, et il n’est pas difficile d’imaginer comment elles pourraient être utilisées à des fins autoritaires semblables. En Belgique, par exemple, la fonction clé de l’ICE serait assurée par la police belge, qui a déjà fait preuve de violence raciste envers les migrant·es et à laquelle le gouvernement actuel tente de donner les moyens de fouiller plus facilement les domiciles à la recherche de sans-papiers. Au niveau européen, le rôle de la police des frontières est assumé par Frontex, qui applique une politique anti-migration meurtrière qui avait coûté la vie à plus de 2 000 personnes en 2021.

Limites

Si la réélection de Trump avec une très faible marge a été saluée comme une victoire éclatante et un changement culturel important, son mouvement n’a à aucun moment bénéficié d’un large mandat démocratique. Seulement 32 % des électeur·rices l’ont soutenu. Depuis son investiture, des manifestations ont été organisées à travers les États-Unis, en solidarité avec les immigré·es, contre les coupes budgétaires de DOGE et plus encore.

Les organisateurs des manifestations Hands Off du 5 avril 2025 ont estimé à au moins trois millions le nombre de participant·es. Les manifestations No Kings du mois de juin suivant ont rassemblé cinq millions de personnes, et sept millions en octobre.

En revanche, Trump a montré des difficultés à mobiliser sa propre base, ce qui explique en partie pourquoi il s’appuie sur le pouvoir et les forces de l’État. La participation à son défilé militaire, par exemple, a été bien inférieure à l’objectif fixé. Même avec des incitations importantes et des critères d’embauche réduits, l’ICE a eu du mal à recruter autant d’agent·es que prévu. Le choc des implications et des conséquences concrètes des expulsions massives a aliéné de nombreuses personnes qui avaient adhéré à la rhétorique anti-immigré·es des républicains : 55 % des Américains pensaient que l’immigration aux États-Unis devrait diminuer en 2024, mais en juin 2025, ce chiffre était tombé à 30 %.

Trump peut toujours compter sur une partie importante de la population motivée par le racisme et la rancœur, ses principal·es partisan·es et le public cible des communications médiatiques cruelles de l’administration, mais celle-ci ne représente pas la majorité et cette cruauté aliène et exaspère beaucoup d’autres personnes.

Il existe une soif évidente et massive de contestation politique de l’administration Trump, couplée à un manque de confiance dans le Parti démocrate comme instrument de cette contestation. Malgré quelques victoires récentes lors d’élections locales, deux tiers des démocrates inscrit·es se disent frustré·es par leur parti, beaucoup soulignant son manque de leadership et sa réponse inadéquate face à Trump. Cela crée un espace pour la croissance des forces indépendantes de gauche et appelle à une résistance plus importante à la base de la population.

L’inspiration de la campagne contre l’invasion de Minneapolis par l’ICE

À partir de décembre dernier, un grand nombre d’agent·es de l’ICE et du CPB (Customs and Border Protection) ont été déployé·es à Minneapolis, épicentre de la rébellion après le meurtre de George Floyd par la police en 2020. Baptisée « Operation Metro Surge », cette campagne de terreur de plus en plus violente cible les personnes racisées. En poursuivant cette voie, la frange fasciste du gouvernement Trump s’est surestimée, suscitant une résistance nécessaire et inspirante.

Cette résistance ne vient pas d’un parti d’opposition officiel, mais de mouvements populaires qui s’inspirent des leçons du mouvement BLM, des précédentes manifestations contre l’ICE et de leur propre expérience immédiate. Des congrégations locales, des groupes communautaires, des syndicats d’enseignants et d’autres bénévoles ont organisé des réseaux pour livrer de la nourriture et des fournitures nécessaires aux familles de leur communauté qui craignaient d’être enlevées. Par ailleurs, des personnes ont formé des réseaux d’intervention rapide pour surveiller et entraver les actions des agent·es de l’ICE, s’adaptant aux tactiques déployées par l’ICE. Lorsque l’ICE a mené de grands raids dans des appartements, les militant·es se sont rassemblé·es en masse. Lorsque les agent·es de l’ICE ont changé de tactique pour appréhender des individus, les réseaux d’intervention rapide ont également changé, pour réagir encore plus rapidement et localement. Les participant·es ont suivi les agent·es de l’ICE, ont alerté les autres de leur présence à l’aide de sifflets et de messages Signal, et se sont rassemblé·es pour les observer, les enregistrer, les surpasser en nombre et les empêcher d’agir.

Les militant·es ont également ciblé les hôtels hébergeant des agent·es fédéraux avec des manifestations bruyantes, à la fois pour faire pression sur les hôtels afin qu’ils ne logent pas les agent·es et pour empêcher ces dernier·es de dormir, et ont bloqué les portes du siège régional de l’ICE.

Ils et elles ont été accueilli·es par la violence et la surveillance de l’ICE et du CBP, qui ont abouti aux meurtres de Renee Good et Alex Pretti. Bon nombre des nouveaux·elles agent·es de l’ICE sont certes incompétent·es et mal formé·es, mais cela ne suffit pas à expliquer cette escalade de violence. Les meurtres de Renee Good et Alex Pretti ont été commis par des vétéran·es du CBP, dont l’un était un vétéran de l’occupation de l’Irak.

La violence de l’État n’a pas réussi à réprimer le mouvement, mais a au contraire stimulé la résistance. Après la mort de Good, cela a évolué en grève générale à Minneapolis – une Journée de la vérité et de la liberté – organisée par des militant·es locaux·ales et finalement soutenue par les principaux syndicats. Des dizaines de milliers de participant·es sont descendu·es dans la rue par un temps glacial et des actions de solidarité ont été organisées dans trois cents villes.

Cette grève illustre le caractère populaire de la résistance. Elle n’a pas été appelée par les dirigeant·es syndicaux·ales, qui pour la plupart traînaient les pieds, ni par les responsables du Parti démocrate, qui continuent de se concentrer sur le défi électoral que représente Trump. La pression en faveur de la grève est venue des militant·es et des groupes locaux engagés dans la lutte contre l’invasion de leur ville par l’ICE, notamment les membres de base des syndicats et les délégué·es syndicaux·ales qui ont exercé une pression sur leurs dirigeant·es pour qu’ils et elles soutiennent la grève, contribuant à lui donner un caractère politique manifeste.

Sous la pression d’une résistance soutenue et croissante, le gouvernement a été forcé de battre en retraite. L’opération Metro Surge a officiellement pris fin et un retrait partiel des forces fédérales de la région a été annoncé. Des milliers de personnes ont été arrêté·es, d’innombrables personnes ont été blessé·es et maltraité·es, et au moins deux ont été tué·es.

Le prix à payer a été élevé et la victoire limitée. Il y aura de nouvelles confrontations avec l’ICE et avec le reste du programme de Trump, mais l’expérience des manifestations précédentes a inspiré des milliers de militant·es à se mobiliser. Ces militant·es pourront tirer de nombreux enseignements de Minneapolis.

Et nous avons aussi certainement beaucoup de leçons à tirer de ces expériences pour les affrontements avec nos propres États et nos propres fascistes. Chaque manifestation montrant que les travailleur·euses ordinaires sont capables de défier une monstruosité comme le trumpisme est réconfortante et motive d’autres personnes à rejoindre la résistance.

Le pouvoir de l’action de masse, construite (en partie) en dehors des structures traditionnelles, a su faire bouger les lignes. L’utilisation flexible des outils, des tactiques et de l’organisation est impressionnante et inspirante. La solidarité comme valeur et principe d’organisation est également évidente.

Il est essentiel de trouver des moyens de coopérer avec divers·es militant·es et organisations engagé·es dans le même but, et le faire de manière durable et flexible est un défi qui nous rend humbles, mais que nous avons toutes et tous le devoir de relever.